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Pour peindre, les habitants du Tassili utilisaient des ocres naturels (schistes de couleur diverses) qui, par droits, affleurent en grandes quantités.
Les tons les plus souvent employés sont les différentes nuances de rouge, de violacé d'ocre jaune, sont aussi les couleurs de schistes les plus communs.
Le gris, le bleu, le vert olive, qui apparaissent notamment dans les peintures de masques, proviennent également des schistes dont l'existence est plus rare.

Quant au blanc, les peintres devaient aller les chercher en quantité importante dans les gisements de Kaolin peu nombreux qui pouvaient être très éloignés des sites rupestres.

Les colorants étaient obtenus en écrasant les schistes a l'aide d'un broyeur sur une meule, c'est a dire une pierre plate creusée et polie.

La poudre qui résultait de ce broyage était ensuite délayée dans un liant, de l'eau ou du lait.

La caséine est un excellent fixateur, et on peut penser qu'elle a été utilisée pour les peintures qui apparaissent en plein pâte, comme celle des masques ou des personnages masqués.

Le liquide obtenu était appliqué sur la paroi a l’aide d'un bâton mâchonné pour les œuvres de la période des antilopes et avec un instrument équivalent au pinceau pour celles des périodes des bœufs et de la chèvre et du mouton. Les taches ou les points devaient être exécutés avec le bout du doit trempe dans la couleur.

Il semble que les œuvres aient été élaborées directement avec de la peinture, sur la paroi ; si une faute apparaissait, l'auteur corrigeait son erreur sans effacer les traits superflus. Les bovidés a quatre cornes ou les personnages a trois bras ou trois jambes que l'on rencontre parfois sont, peut être, le résultat de telles corrections, mais il est téméraire d'affirmer que de tels anomalies n'ont pas été faites intentionnellement par leur auteurs.

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